BoB L'EpOnGe, IcÔnE GaY ?

BoB L'EpOnGe, IcÔnE GaY ?
Après Tinky Winky (le Teletubbie avec un sac a main), c'est au tour de Bob l'Eponge d'être accusé d'être gay. Une association familiale américaine très à droite a notament dénoncé un clip projeté dans les écoles américaines, où Bob l'éponge apparaît aux côtés de Woopy Goldberg et Diana Ross. Dans cette video destinée à promovoir la tolérance, notre héros jaune en aurait profité pour faire l'apologie de l'homosexualité.

Il faut bien dire que ça fait un moment qu'on se demandait si Bob n'avait pas des
tendances. Un article paru dans King Size soulignait son étroite complicité avec Justin Timberlake.

De nouvelles images choc montrent Bob entrain de se
contempler dans le miroir ou de danser des choré moyennement viriles avec son pote Patrick l'étoile de mer. Ces deux clichés laissent à penser que Bob fait partie de la joyeuse confrérie! Une raison de plus pour aller voir le film de ce héros super cool, qui sort le 9 février sur les écrans.

# Online seit Mittwoch, 23. Februar, 2005 um 13:44

Geändert am Donnerstag, 24. Februar, 2005 um 10:26

LeT It Bi

LeT It Bi
La bisexualité est la capacité d'être émotionnellement et/ou sexuellement attiré(e) par les personnes des deux sexes. Une personne bisexuelle n'est pas nécessairement attirée par les deux sexes à part égale, mais le degré d'attirance peut varier avec le temps.

L'identité sexuelle est issue de la perception de soi-même. Plusieurs personnes ont des rapports sexuels avec des hommes et des femmes mais ne s'identifient pas bisexuel(le)s pour autant. De la même façon, des individus ont des rapports exclusivement avec des gens du même sexe ou encore n'ont jamais de relations sexuelles mais se considèrent bisexuel(le)s. Il n'existe à proprement dit aucun comportement typique pour déterminer si une personne est bisexuelle ou non.

Plusieurs personnes pensent qu'un individu naît hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel (influencé par des hormones pré-natales par exemple) et que ces identités sont innées et fixes. D'autres croiront que l'orientation sexuelle naît du conditionnement social soit en choisissant de rejeter ou d'intégrer les modèles parentaux ou simplement de choisir consciemment le lesbianisme comme action féministe. Finalement, d'autres croiront que plusieurs facteurs interagissent pour former l'identité, tels que le conditionnement social, l'aspect culturel et l'aspect biologique qui permettraient à un individu de s'identifier à une orientation précise. Le choix qu'une personne fait quant à son orientation sexuelle prendrait racine dans des facteurs personnels à chacun, qu'il/elle soit hétérosexuel(le), bisexuel(le) ou homosexuel(le).


L'Echelle de Kinsey

# Online seit Mittwoch, 23. Februar, 2005 um 15:56

Geändert am Donnerstag, 24. Februar, 2005 um 10:31

CoMiNg OuT

CoMiNg OuT
« Sortir du placard » est un processus de développement par lequel les gais et les lesbiennes reconnaissent leur propre orientation sexuelle et intègrent cette connaissance à leur vie personnelle et sociale. Les termes « se montrer au grand jour » ou « sortir du placard » ont plusieurs nuances de signification :

Reconnaître son identité gaie ou lesbienne et agir en conséquence par une activité sexuelle entre personnes du même sexe (« Je suis sorti(e) du placard quand j'avais 18 ans. ») révéler son identité lesbienne ou gaie à d'autres homosexuels (« Je me suis montré(e) au grand jour à un Groupe de jeunes gais hier soir ») révéler son identité à des membres non gais de sa famille ou à des amis hétéros (« J'ai révélé mon homosexualité à ma mère et sa réaction a été très positive ») se présenter publiquement comme une lesbienne ou un homme gai (« Je me suis révélé(e) à la télévision nationale ») Ces exemples illustrent le fait que le processus est continu et peut se vivre de nombreuses façons différentes selon l'âge, le sexe, la race, le groupe ethnique, la classe sociale, la profession, le lieu de résidence, l'engagement politique. Étant donné le risque de discrimination et de stigmatisation, beaucoup de lesbiennes et de gais choisissent de rester « dans le placard » et cachent leur identité sexuelle à tous sauf à quelques amis ou membres de la famille proche et à qui ils font confiance.

C'est une décision individuelle fondée sur des circonstances personnelles de chaque personne et chaque personne a le droit de décider quand, où, à qui et à quel point elle veut sortir du placard. La peur du VIH et du sida a rendu l'acceptation par les parents plus compliquée que jamais. Ces attitudes sont façonnées par le milieu culturel plus large où on trouve encore la croyance très répandue que tous les jeunes sont hétérosexuels et ne peuvent qu'être « corrompus » à l'homosexualité et au lesbianisme par contact avec des homosexuels. La stigmatisation de l'adolescent gai et de l'adolescente lesbienne découle de siècles de désinformation et de peur.

Prendre conscience de son homosexualité représente une dimension clé de la vie gaie. L'expression «sortir du garde-robe» implique un événement unique. Cependant, le processus de cristallisation de l'identité gaie se fera de nombreuses façons dans le temps, dans l'environnement et dans la société. Le processus commence d'abord par une prise de conscience personnelle, suivie du dévoilement à un cercle de personnes de plus en plus étendu. Ce processus peut compter plusieurs étapes bien définies comportant toujours des incertitudes. Les adolescents décrivent parfois cette cristallisation de l'homosexualité tout simplement comme une prise de conscience. D'autres ne se disent «sortis du garde-robe» qu'au moment où ils ont abordé la question avec des intimes ou encore s'ils ont actualisé leur orientation dans un mode de vie gaie. Les plus ouverts agrandissent progressivement le cercle des gens qui «savent», ils développent même une identité gaie qu'ils expriment ouvertement avec la famille, les amis, les collègues et même les étrangers. Chaque personne trouve un équilibre personnel pour déterminer dans quelles circonstances elle dissimulera son orientation et celles où elle la dévoilera (devenant ainsi vulnérable à la discrimination et au harcèlement). Le point d'équilibre arrêté à l'adolescence, par exemple, pourra bien sûr varier au cours de la vie de la personne, le dévoilement de l'orientation sexuelle n'étant que le point de départ d'un processus continu sans cesse renégocié tout au long de la vie.

Selon nos sources, la peur de l'abandon ou du rejet culmine au début du processus d'émergence. Il est possible de neutraliser temporairement les réactions négatives en travaillant sa capacité d'y faire face et de continuer à vivre normalement une fois le choc passé. Cependant, les adolescents dépendent encore financièrement et émotivement de leurs parents. Les jeunes ont peur de l'intolérance de la part des membres de la famille, d'être chassés du toit familial, d'être référés en psychothérapie voire même d'être molestés. Audelà de ces craintes toutefois, de nombreux jeunes, ne craignant pas les représailles de leur famille, se sentent coupables de décevoir les espoirs de leurs parents ou les plans que ceux-ci nourrissaient à leur égard. Certains se taisent ainsi face à leur famille, pourtant reconnue comme la principale source d'aide et de soutien des jeunes.

II semblerait qu'une dizaine d'étapes précèdent " le processus de sortie" que l'on définit généralement comme l'identification de soi comme homosexuel, le dévoilement aux autres et l'affirmation de soi comme personne homosexuelle. Ces étapes, qui peuvent d'ailleurs se vivre dans un ordre tout à fait différent et qui ne sont pas nécessairement toutes vécues pour une même personne, sont :

- Sentiment d'être différent (entre 9 et 13 ans)
- Période d'isolement

- Recherche d'information sur l'homosexualité
- Premiers attouchements sexuels
- Reconnaissance de son homosexualité (entre 13 et 1 7 ans)
- Préparation du terrain : poser des questions, tester les réactions, etc...- Recherche de pairs pour fins d'amitié
-
Modifications relationnelles ou comportementales
- Révélation d'indices et de sous-entendus par rapport à son orientation sexuelle
- Scénario de sortie : dévoilement de son orientation sexuelle.

Au travers de toutes ces étapes, le jeune doit malheureusement vivre avec la réalité des blagues désobligeantes, des commentaires violents à la maison à l'endroit des personnes homosexuelles, des pairs, surtout masculins qui sanctionnent très violemment cette "différence" des séries télévisées qui montrent soit la norme hétérosexuelle ou le profond désespoir des gais et des lesbiennes.

Puisque ces jeunes vivent dans l'isolement, l'ambiguïté et parfois dans le mensonge et les dissimulations épuisantes, il est de notre devoir de faciliter d'une part le dévoilement afin que le jeune se sente plus libre et, d'autre part, de sensibiliser les jeunes et les adultes aux différentes conséquences de l'homophobie afin de diminuer les agressions extérieures dont sont victimes les adolescents gais et lesbiennes.

Comment le dire aux parents ? Tous les parents sont différents. Certains ne changent jamais d'idée et ne tolèrent aucunement la remise en question ou la différence. D'autres se montrent raisonnables et compréhensifs. D'autres se situent entre ces deux extrêmes en ayant des réactions qui dépendent des situations ou des sujets.

Selon votre relation avec vos parents, et la façon dont ils vous parlent et vous écoutent, vous avez pu vous faire une idée de leurs opinions sur des questions comme l'homosexualité et de la réaction qu'ils auraient face à un homosexuel. Avant de prendre la décision de dévoiler votre orientation sexuelle à vos parents, vous devez vous poser un certain nombre de questions :

- Êtes-vous à l'aise par rapport à votre identité sexuelle ?
- Quelle a été l'attitude de vos proches à l'égard de questions politiques, religieuses, culturelles ou sociales dans le passé ?
- Êtes-vous proche de vos parents ?
- Dépendez-vous de vos parents, financièrement ou affectivement ?
- Êtes-vous en sécurité chez vous ?
- Avez-vous un réseau d'amis ou de personnes pour vous aider ?
- Avez-vous beaucoup de choses à dire et vous sentez-vous capable de les dire à vos parents ?

- Essayez de répondre à ces questions le plus honnêtement possible et rappelez-vous qu'il est important de voir vos parents de la manière la plus objective possible avant de prendre la décision de leur parler franchement.

Par ailleurs, il est possible qu'à cause de certains événements dans la vie de vos parents, il soit difficile de parler ou de discuter de votre identité sexuelle avec eux. L'heure du dîner, la période des vacances, les réunions familiales ou la veille de votre départ pour le collège ou l'université ne sont peut-être pas les meilleurs moments pour leur annoncer la nouvelle. Mais il se peut aussi qu'il s'agisse d'occasions idéales pour le faire - en fait, vous seul le savez.

Certaines personnes sont d'avis que le meilleur moyen est de passer le message indirectement. Par exemple, en abordant d'abord le sujet avec un frère ou une soeur, ou une tante ou un oncle compréhensif, et en leur demandant de vous aider à annoncer la nouvelle à vos parents. Vous pouvez aussi vous livrer dans une lettre que vous remettez à l'un de vos parents, et rester à ses côtés pendant qu'il la lit. Préparez-vous à répondre à toute une série de questions.

# Online seit Mittwoch, 23. Februar, 2005 um 17:40

Geändert am Mittwoch, 23. Februar, 2005 um 18:58

StAtiStiQuE SuR La PoPuLaTiOn HoMoSeXueLLe

StAtiStiQuE SuR La PoPuLaTiOn HoMoSeXueLLe
Les estimations : 6 à 7 % de la population française

Le mal de vivre des homosexuels

- 80 % des jeunes homosexuels mènent une double vie et n'assument pas leur homosexualité.
- 10 % environ des homosexuels refoulent totalement leur homosexualité
- 5 à 10 % seulement des homosexuels sont bien dans leur peau
- 45 % des homosexuelles et 36 % des homosexuels avouent être tenaillés par le désir d'enfants.
- 20 % des homosexuels seraient des hommes mariés


Si vous appreniez que votre fils est homosexuel

- 20 % : Je serais profondément choqué et je ferais tout pour le faire changer.
- 51 % : Cela me ferait de la peine mais je le laisserais vivre comme il veut.
- 13 % : Si possible je chercherais à le faire changer.
- 14 % : Cela ne me gênerait pas.


Comportement des français face aux homosexuels

- 52 % des français trouvent choquant qu'un homosexuel soit professeur dans le collège de leurs enfants
- 47 % affirment qu'ils ne le seront pas
- 52 % des français trouvent choquant qu'un homosexuel soit président de la république
- 46 % affirment qu'ils ne le seront pas
- L'homosexualité est une maladie que l'on doit guérir : 23 % en 1997 des français approuvaient cette phrase contre 42 % en 1973


Où vivent les homosexuels ?

- 46 % des homosexuels sont en région parisienne
- 40 % sont dans les villes de plus de 100 000 habitants.


La relation des homosexuels avec leurs parents

- 82 % des homosexuels n'avaient pas de relations satisfaisantes avec leur père pour 18 % des hétérosexuels
- 39 % des homosexuels parlaient plus facilement avec la mère
- 66 % des homosexuels avaient des relations excessives avec leur mère contre 42 % pour les hétérosexuels
- 59,4 % des homosexuels haïssent leur père contre 37 % des hétérosexuels
66 % des homosexuels ont peur de leur père contre 54 % des hétérosexuels


Catégories socioprofessionnelles

- 43 % d'homosexuels parmi les employés et professions intermédiaires contre 40 % pour les hétérosexuels 7 à 8 fois moins d'ouvriers parmi les homosexuels que parmi les hétérosexuels. (4 % contre 31 %)
- 35 % d'homosexuels dans les catégories aisées (cadres, professions intellectuelles supérieures, etc.) contre 17 % parmi les hétérosexuels.
- Aucun agriculteur n'a déclaré d'activité exclusivement homosexuelle.


Les tabous des français

- 41 % des français trouvent choquant qu'un membre de sa famille proche soit homosexuel (18 % tout à fait choquant et 23 % plutôt choquant)
- 54 % des français ne trouvent pas choquant qu'un membre de sa famille soit homosexuel (20 % plutôt pas choquant et 34 % pas du tout choquant)


Les français sont choqués :

- 63 % par un couple d'homosexuels qui s'embrassent dans un lieu public
- 46 % par l'existence de manifestations ou de défilés homosexuels
- 36 % de voir un couple d'homosexuels se tenir par la main dans un lieu public
- 24 % par l'existence de bars ou de lieux de rencontres fréquentés principalement par des homosexuels


Rapport sur l'homophobie réalisé par les ligues de soutien

Dans la vie quotidienne :

S.O.S. Homophobie (association créée dans le but de venir en aide aux homosexuels victimes de discriminations ou d'agressions) 1999 : Sur 334 appels reçus : 23 % des appels concernaient les lesbiennes (complots, insultes, menaces, dégradations matérielles, vol, violences... au quotidien).

Dans le monde du travail :

30 % des appels concernent l'homophobie au sein du travail (par l'employeur ou les collègues). (S.O.S. Homophobie 1999)


Evolution

En 1995, 58 % des Français considéraient déjà l'homosexualité comme une manière acceptable de vivre sa sexualité ; ils sont 61 % en 1998, 71 % en 2001. Que 37 % seulement des 75 ans et plus soient de cet avis, contre 82 % des 18-24 ans, rappelle si besoin était le fossé qui sépare les générations les plus jeunes des plus âgées pour tout ce qui touche à la permissivité et à l'acceptation de l'autre, immigrés inclus.

Au total, nous sommes encore loin d'une société idéalement ouverte et tolérante. Mais l'intolérance a régressé, notamment au cours des toutes dernières années.

# Online seit Freitag, 25. Februar, 2005 um 12:18

La PoPuLaTiOn GaY SuR InTeRnEt

La PoPuLaTiOn GaY SuR InTeRnEt
Presque 22 Millions d'internautes, et nous et nous et nous !

Selon Médiamétrie* le nombre d'internaute en France est de 21.6 Millions (internautes actifs au moins un jour pendant le dernier mois). Qu'en est-il des internautes gays ?

Pour estimer le nombre d'internautes gays, on va supposer que l'ensemble des internautes ainsi que la population est homogène. Une estimation de la part des gays dans la population est souvent donnée de l'ordre de 5%. Il y a potentiellement 1 million de gays connectés. Ce nombre correspond au nombre de gays ayant au moins une fois dans le mois accédé à internet.

Si nous prenons la fréquentation sur un mois du site numéro 1 sur « la vie gay d'un clic » on tombe sur le chiffre magique de 1 million de visiteurs uniques. Que pouvons nous en conclure ?
- Que les gays fréquentent assidûment les sites qui leurs sont dédiés.
- Que l'ensemble des sites gays ne se partage pas le nombre de visiteurs gays, mais que chaque internaute visite plusieurs sites gays.


Finalement, ce calcul simple va dans le sens des résultats d'une étude de Forrester Research parue en juin dernier qui montre l'affinité des gays avec internet. En tout cas, les gays ont trouvé grâce au support Web un moyen de former une vraie communauté certes virtuelle mais qui leur permet de se rencontrer, discuter et d'échanger des informations.

*Infos sur l'enquête médiamétrie : L'étude, les Baromètres Multimédia, est réalisée par Médiamétrie auprès de 6 000 foyers interrogés par an en face à face sur les équipements qu'ils possèdent : audiovisuel, téléphonie fixe, téléphonie mobile, micro-informatique, accès internet, et auprès de 24 000 individus âgés de 11 ans et plus interrogés chaque année par téléphone sur leurs usages multimédia.

# Online seit Samstag, 26. Februar, 2005 um 17:29