LoVe Is LoVe

LoVe Is LoVe
Lesbienne, Et Fière De L'Etre...
Tous Les Etres Humains Naissent Libres
Et Egaux en Dignité Et En Droits
Ils Sont Doués De Raison Et De Conscience
Et Ils Doivent Agir Les Uns Envers Les Autres
Dans Un Esprit De Fraternité.
# Posté le jeudi 17 février 2005 20:14
Modifié le jeudi 17 février 2005 20:27

Le RaiNbOw FlaG

Le RaiNbOw FlaG
Le drapeau doit son origine à l'artiste Gilbert Baker de San Francisco qui s'inspire des symboles propres au mouvement hippie et du drapeau à cinq couleurs utilisé par les groupes pour la défense des droits des Noirs. Il conçoit le drapeau arc-en-ciel pour répondre aux besoins de la communauté gaie et lesbienne qui désire un symbole pour l'identifier. Baker et trente bénévoles taillent, cousent et teignent à la main deux énormes drapeaux. À l'origine, les drapeaux comportaient huit bandes de couleurs différentes: le rose vif, le rouge, l'orange, le jaune, le vert, le turquoise, l'indigo et le violet.

Ces drapeaux ont été utilisés pour la première fois en 1978 lors du défilé de la journée de liberté gaie et lesbienne de San Francisco. L'année suivante, pour le défilé de 1979, Baker demande à une compagnie de San Francisco (Paramount Flag Company) de produire en série des drapeaux arc-en-ciel. Cependant, certaines couleurs n'étant pas disponibles, le rose vif et le turquoise sont éliminés et le bleu royal remplace l'indigo. Le drapeau arc-en-ciel compte depuis six couleurs représentant différents aspects de la communauté: le rouge pour la vie, l'orange pour le réconfort, le jaune pour le soleil, le vert pour la nature, le bleu pour l'art et le violet pour la spiritualité. Le drapeau arc-en-ciel est rapidement devenu le symbole reconnu de la fierté gaie et lesbienne et de sa diversité. Il est même reconnu par le Regroupement international des fabricants de drapeaux.

On peut maintenant le voir partout à travers le monde, de la Thaïlande à Amsterdam, de Paris à New-York, de Québec à Vancouver... et il permet de donner une visibilité à la communauté gaie et lesbienne.



Le rouge pour la vie
Le orange pour la réconciliation ou la guérison
Le jaune pour le soleil
Le vert pour la nature
Le turquoise pour l'art (couleur disparue depuis)
L'indigo pour l'harmonie
Le violet pour l'esprit de communauté
Le rose pour le sexe (couleur disparue depuis)
# Posté le jeudi 17 février 2005 20:25
Modifié le dimanche 20 février 2005 09:08

L'HoMoSeXuaLiTé... DePuiS ToUjOuRs...

L'HoMoSeXuaLiTé... DePuiS ToUjOuRs...
Certaines personnes mal informées s'imaginent que l'homosexualité est une conséquence du "relâchement moral" de notre temps. L'histoire nous apprend cependant qu'il en est autrement...


AUX TEMPS BIBLIQUES

Devant l'ampleur actuelle du phénomène homosexuel, on pourrait croire que l'homosexualité n'a jamais eu plus d'adeptes qu'aujourd'hui. Pourtant, l'histoire de l'homosexualité est vieille comme le monde !

Même aux temps bibliques, cette orientation sexuelle était déjà fréquente. Selon la tradition, Sodome et Gomorrhe, par exemple, furent détruites par le soufre et le feu notamment à cause de leur "dépravation homosexuelle".

On trouve dans presque toutes les civilisations anciennes des fragments de textes attestant d'une activité homosexuelle. Certaines sociétés encourageaient cette orientation sexuelle, d'autres l'acceptaient avec indifférence, et quelques-unes enfin lui étaient franchement hostiles.


DANS LA GRECE ANTIQUE

De toutes les cultures, c'est probablement celle de la Grèce antique qui a vu s'épanouir le plus librement l'homosexualité. Chez les Grecs, en effet, la "paiderasteia", comme on l'appelait, était très largement répandue. Le peuple grec faisait toutefois une distinction importante entre ce que nous appelons aujourd'hui homosexualité et pédérastie.

La pédérastie (amour entre un homme et un jeune garçon) était fortement encouragée, alors que l'homosexualité (l'amour entre deux hommes) était plutôt considérée avec mépris. Les Grecs avaient en effet le culte des beaux garçons, qu'ils voyaient évoluer, nus, dans les gymnases et les palestres. Le culte du corps était alors poussé à l'extrême.

On allait en groupe voir les jeunes garçons pratiquer l'art de la guerre ou se préparer en vue des jeux olympiques, et il n'était pas rare qu'un homme assez âgé tombe amoureux fou d'un jeune Adonis. Si celui-ci acceptait de partager cet amour, il recevait en échange protection et respect.

Ces garçons devaient toutefois être dans la fleur de l'âge ; dès qu'apparaissaient les premiers signes de la puberté, leur séduction disparaissait. Les poils, entre autres, étaient très redoutés.

L'apparence extérieure était en effet primordiale. On recherchait des garçons à l'apparence un peu féminine, mais avec un corps d'athlète accompli.
Les Grecs n'étaient pas les seuls à aimer les caractéristiques sexuelles des jeunes garçons. Les Perses avaient une façon bien à eux de conserver aux mâles leur jeunesse : ils les castraient. Ces jeunes, choisis parmi les prisonniers de guerre ou les esclaves, devenaient les mignons des rois ou des riches marchands. Leur voix ne muait pas, ils n'avaient pas de poils, et leur stérilité en faisaient des eunuques de choix pour les nombreux harems de la Perse.


CHEZ LES ROMAINS

L'Église de la Rome chrétienne avait aussi ses eunuques. En effet, on avait coutume de castrer un groupe de jeunes garçons afin qu'ils conservent leur voix aiguë d'enfant, et on les faisait ensuite chanter pendant les offices. Ils portaient le joli nom de "Castrats de la Chapelle Sixtine".

Avant l'avènement de la chrétienté, certains Romains considéraient l'homosexualité avec étonnement. Dans un traité du VIe siècle avant Jésus-Christ portant sur les animaux et les personnes bizarres, l'auteur relate sa rencontre avec un homosexuel de type passif : "J'ai rencontré un homme qui avait les deux sexes à la fois, malgré que son visage et son torse aient l'apparence masculine (...). Il séduisait les hommes et préférait le rôle passif féminin lors des relations sexuelles. On dit que cela arrive souvent chez les humains".

Les Romains n'étaient pas les seuls à discerner le rôle passif et actif chez les homosexuels. Chez les anciens Danois, on utilisait un sobriquet pour désigner un homme efféminé qui jouait le rôle passif lors des relations homosexuelles. C'était une source de fierté de pouvoir affirmer qu'on avait soumis un autre homme à l'acte sexuel et ainsi joué le rôle "mâle". Le partenaire devenait alors la risée générale et pouvait difficilement se relever de son humiliation.

Aussi étrange que cela puisse paraître, on retrouve le même phénomène chez les babouins ! En effet, lorsque deux mâles se battent, le premier qui s'avoue vaincu présente son dos au vainqueur pour être monté par celui-ci en signe de victoire. Le vaincu se "soumet" alors aux "privilèges du vainqueur".


AU MOYEN ÂGE

Le milieu et la fin du Moyen Âge ont vu peu à peu monter l'intolérance. Une loi contre l'homosexualité fut proclamée à Jérusalem par des Européens : elle condamnait les homosexuels à être brûlés vifs sur le bûcher. De même, on commença à associer homosexualité et hérésie. Beaucoup d'homosexuels faisaient en effet partie de groupes hérétiques, c'est-à-dire en rébellion contre l'Église.

En 1305, on accusa le groupe des chevaliers du Temple de s'adonner à des pratiques homosexuelles et on en extermina plusieurs milliers. À Venise, durant la même période, la répression était grande, même si la ville était reconnue pour son laxisme. Les crimes qui entraînaient la mort sur le bûcher étaient le viol, l'infanticide, l'hérésie et l'homosexualité. Et pourtant, on a trouvé dans les archives nombre de cas impunis de pédérastie, de lesbianisme et de prostitution. On retrouvait parmi les principaux impliqués des membres de la communauté étrangère (Grecs, Turcs), des nobles et... certains membres du clergé.


AUX TEMPS MODERNES

Ce n'est qu'après le XVIIIe siècle qu'on commença à parler d'homosexualité comme d'une maladie. Un dénommé Karl Heinrich Ulrichs expliqua qu'on naissait homosexuel, comme on naît homme ou femme. Cesare Lombroso déclara pour sa part que l'homosexuel représentait l'échelon le plus bas de la race humaine. D'autres pensaient qu'ils étaient tous nés pervers ou criminels.

Les homosexuels en ont donc vu de toutes les couleurs depuis le commencement du monde. De l'acceptation totale jusqu'au rejet le plus complet, ils ont été ballottés d'un extrême à l'autre et demeurent pourtant une minorité importante aujourd'hui. On les retrouve à tous les échelons, dans presque toutes les sociétés, et rien ne permet d'affirmer, quand on ne les oblige pas à la clandestinité, qu'ils soient plus mauvais citoyens que quiconque.
# Posté le jeudi 17 février 2005 20:40
Modifié le lundi 21 février 2005 16:11

LeSbiAn & GaY PriDe

LeSbiAn & GaY PriDe
Tout commença le 28 juin 1969 quand les visiteurs du Stonewall Inn, un bar de New York, font l'objet d'une descente musclée de la police. Les agents sont séquestrés et pris en otage. Les jours suivants, les homos et les lesbiennes se rassemblèrent au voisinage de Christopher Street avec les slogans «Gay Power !» et «Gay Rights now !». Ils furent soutenus par de nombreux groupes de la communauté et un mois plus tard, des milliers de personnes organisèrent une démonstration de masse.

Fin des années 70, début des années 80, la communauté belge organisa plusieurs fois des manifestations de rue pour montrer son existence et revendiquer ses droits. La première eut lieu le 5 mai 1979 à Anvers. L'année suivante, la manifestation eut lieu à Bruxelles et en 1981 de nouveau à Anvers. A la conférence de presse précédant le cortège de 1981, Eliane Morissens, un professeur lesbienne de Feluy, prit la parole ; elle avait reçu son préavis après sa participation à une émission sur l'homosexualité à la télévision. Durant les années 80 ; le mouvement holebi (homosexuels, lesbiennes et bisexuel(le)s) ralentit. On ne parvint pas à organiser un «Samedi Rose» annuel. Fin des années 80, la «Federatie Werkgroepen Homoseksualiteit» (FWH) organisa un voyage en bus au «Samedi Rose» des Pays-Bas. Ce fut l'occasion pour les visiteurs belges de reprendre goût à ce genre de manifestation. La FWH et «Roze Aktiefront» (RAF) formèrent un comité unique pour l'organisation du premier «Samedi Rose» des années 90 et qui eut lieu à Anvers le 5 mai 1990. Dans le cortège, on remarqua la présence de nombreux hollandais venant soutenir cette première manifestation de la décennie. Après le cortège, se présentèrent entre autres Guido Belcanto et Margriet Hermans. Un représentant des mouvements francophones prit la parole. Il fut décidé d'une organisation bisannuelle de l'événement.

En 1992, ce fut le tour de Gand. La pluie arrosa copieusement la fête en plein air. Un journal parla du «Roze Waterdag». La première présentation à la presse d'une plate-forme de revendications fut un tournant capital. Ces revendications furent actualisées en 1996, 1999 et 2000 (une dernière mise à jour est disponible sur la page revendications). En 1994, le «Samedi Rose» eut lieu de nouveau à Anvers. La progression inquiétante du «Vlaams Blok» (parti flamand d'extrême droite) dans cette ville lors du «dimanche noir» fut suffisant pour manifester la présence de notre mouvement en montrant clairement que nous ne courberions pas l'échine devant l'homophobie du «Blok». Les faits marquants furent entre autres les prestations de Isabella A. et du chanteur anglais Tom Robinson.

A partir de 1996, le «Samedi Rose» déménage à Bruxelles pour une période indéterminée. Deux raisons présidèrent à cette décision : Bruxelles est le point idéal de convergence pour tous les holebis de tout le pays. Et puis, Bruxelles est aussi le lieu où se prend les décisions politiques ! Une autre modification significative fut la fréquence : à partir de 1996, le «Samedi Rose» sera un événement annuel. Le nombre de chars dans le cortège et le nombre de participants augmenta de façon significative.

En 1997, la plate-forme de revendications fut pour la première fois inscrite sur 10 calicots. Ainsi, le projet du «Samedi Rose» fut mis de façon plus visible en exergue. Une journée festive de lutte durant laquelle des milliers d'holebis proclamèrent ce qu'ils voulaient voir changer.

En 1998, le nom 'Lesbian & Gay Pride' apporta une plus grande renommée. Le cortège arriva cette année-là place Rouppe. En 1999 , la place Rouppe fut trop exiguë pour recevoir les milliers de participants. Dès lors en 2000, on chercha un emplacement plus grand mais surtout plus visible. Le «Marché aux Poissons», à quelques pas de la place de Brouckère et des rues commerçantes, put accueillir plus facilement la masse grouillante. A la Lesbian & Gay Pride, toutes les facettes de la communauté sont représentées. La «Belgian Lesbian & Gay Pride» (BLGP) se veut pluraliste, aussi bien sur le plan des croyances et de la politique que sur le plan du style de vie. En toute occasion ; homos et lesbiennes doivent s'épauler et manifester de concert. Ensemble, nous formons une grande force !
# Posté le jeudi 17 février 2005 20:59

HoMoPaReNtaLiTé

HoMoPaReNtaLiTé
DEFINITION

La famille homoparentale a la particularité d'être composée de deux personnes de même sexe qui ont un ou des enfants. Dans majorité de cas, les enfants proviennent d'une relation hétérosexuelle antérieure de l'un ou des deux conjoints (es). Dans d'autres cas, il pourra s'agir d'enfants nés grâce à l'insémination artificielle et plus rarement, il s'agira d'enfants qui auront été adoptés.


CES FAMILLES REVENDIQUENT :

- Droit au mariage,
- Droit à l'insémination artificielle pour les femmes lesbiennes,
- Droit à l'adoption ou à la famille d'accueil pour les couples de même sexe,
- Droit à des moyens juridiques pour protéger leur famille lors d'un divorce ou d'un décès et la reconnaissance d'un statut parental au co-parent de même sexe.


PROBLEMATIQUES

Ce type de famille soulève de nombreuses problématiques car la famille homoparentale remet en cause la notion même de "famille", qui a fait ses preuves depuis très très longtemps ! Comment vont vivre les enfants au sein de ses familles ? Est-ce que ces enfants courent un danger quelconque s'ils ont deux mères ou deux pères comme modèle familial ? Est-ce que ce milieu familial est favorable au développement de l'enfant ?...


LES MENTALITES ONT BEAUCOUP EVOLUEES CES DERNIERS TEMPS MAIS LA POSSIBILITE POUR LES HOMOSEXUELS D'ELEVER DES ENFANTS RESTE UN TABOU

Pourtant c'est déjà une réalité pour pas mal d'enfants dans le monde (6 à 14 millions rien qu'aux états unis) et de nombreuses études démontrent qu'il n'existe pas de différence significative entre les enfants de couples dits "conventionnels" et ceux élevés par des homosexuels.

Certes des pédopsychiatres s'entendent a dire que vivre en famille homo-parentales n'est théoriquement pas l'idéal mais les mêmes pédopsychiatres de préciser que la famille idéale n'existe pas en pratique. La famille Hingles dans "la petite maison dans la prairie" est un fantasme très rependu mais que peu d'enfants ont l'occasion de vivre.
Doit-on pour autant retirer la garde aux parents de familles divorcées, recomposées, monoparentales, ou aux parents incompétents, absents ou bien alcooliques ?

Beaucoup de spécialistes et de politiques estiment que les enfants seraient plus heureux dans une famille homo-parentale qu'à la DASS mais que la société n'est pas encore prête à l'accepter.


LES OBJECTIONS DES DETRACTEURS SONT NOMBREUSES MAIS TRES PEU SONT REELLEMENT FONDEES.

Certains pensent que le désir d'enfant chez les homosexuels est un désir egoiste comme un enfant peut désirer un jouet, que les homosexuels ne sont pas des gens murs.
Ce genre de réaction est tout a fait compréhensible quand on regarde l'image caricaturale renvoyée de l'homosexualité par les médias ( les dragqueens, la cage aux folles...) et l'amalgame souvent fait entre homosexualité et pédophilie*.
Néanmoins certains évènements récents comme l'élection de maires ouvertement homosexuels a Paris et a Berlin devraient changer la représentation que certains se font des homosexuels, que Les homosexuels aussi ont des responsabilité et qu'ils ne pensent pas qu'au plaisir et à la fête.
On peu même constater que le désir d'enfant chez les homosexuels est souvent plus mûrement réfléchi que chez les hétérosexuels

*Les enfants de parents gays ou lesbiens encourent moins de risques d'être victime d'abus sexuel ou physique de la part de leur parents.

L'autre argument souvent mis en avant est la souffrance que pourrait vivre l'enfant face a la réaction de ses camarades et entourage. Ces craintes sont fondées mais dans la pratique il est reconnu que les méchancetés que peuvent dire les enfants entre eux sont souvent le reflet de ce qui se dit a la maison, de plus tous les "homo-parents" s'accordent a dire que lorsque la situation est officialisée et expliquée aux enseignants et aux camarades les choses se passent très bien.

Certains mettent en avant que les enfants sont moins équilibrés parce qu'ils consultent beaucoup plus les pédopsychiatres mais si ces chiffres sont vrais il faut prendre en considération que les parents homosexuels sont beaucoup plus inquiets et que c'est pour cette raison qu'ils consultent régulièrement.

Enfin, le principal argument contre l'éducation d'enfants par des couples homosexuels est le referant homme-femme.
Les spécialistes insistent sur le fait que l'enfant a besoin d'un referant homme et d'un referant femme, la crainte étant que l'enfant ne cotois que des hommes ou des femmes.
Premièrement, il est évident que les couples homosexuels ont aussi des relations avec leur famille et/ou des ami(e)s où l'enfant pourra rencontrer d'autres referants ; deuxièmement, ce n'est pas que de la différence homme femme dont l'enfant a besoin mais aussi d'un équilibre dans les rôles.
Il faut savoir aussi qu'une majorité de couples homo-parentaux sont en fait des couples co-parentaux où l'enfant a une maman, un papa, l'ami(e) de la maman et l'ami(e) du papa.
L'enfant sait comme les autres qu'il est né d' un homme et d'une femme.

La crainte que l'enfant devienne à son tour homosexuel est tout aussi infondée, les études le démontrent, il y a le même pourcentage d'enfants homosexuels dans les famille homo-parentales que dans les familles "conventionnelles" (env. 5 à 8% )
Les scientifiques s'accordent a dire que l'homosexualité n'est liée ni à l'hérédité ni a l'éducation.

Face a l'argument du referant vient une question : interdit-on la garde aux parents où le père ou la mère élève seul(e) son enfant suite à un décès, un divorce, ou à la non reconnaissance de l'enfant par un des partenaires. N'est ce pas plus difficile pour l'enfant que d'avoir des parents homosexuels mais qui sont présents et qui s'aiment ? Une étude prouve pourtant que les enfants élevés par deux parents de même sexe s'adaptent mieux que ceux élevés par un seul parent.


LES PRINCIPAUX CAS D'HOMOPARENTALITE :

- Enfant né dans le cadre d'une relation hétérosexuelle précédente.

Un des deux parents pour des raisons de pression familiale ou de non acceptation de sa préférence sexuelle vie en couple hétérosexuel.
Lorsque le parent en question décide de vivre sa différence il y a séparation et l'enfant est souvent gardé par les deux parents à tour de rôle. Suivant l'age de l'enfant, les conditions et sur conseil d'un pédopsychiatre le parent annonce souvent son homosexualité à son/ses enfant(s), ce qui se passe bien dans la majorité des cas. Les spécialistes estiment que l'annonce doit être faite très tôt.
> Situation comparable à un couple divorcé et recomposé

- Enfant né dans le cadre d'une procréation entre une femme et un homme, l'un des deux ou les deux étant homosexuel(s)

L'enfant est ensuite gardé à tour de rôle par les deux parents/couples et est bien conscient d'avoir un père et une mère.
> Situation comparable à un couple divorcé et recomposé.

- Enfant né par insémination artificielle (interdit en France)

Cette situation est plus difficile pour l'enfant quand il ne connaît pas son père.
Il existe pourtant des cas ou le donneur est connu et même parfois côtoyé par l'enfant
> Situation comparable à un couple stérile ou l'enfant ne connaît pas forcement son père biologique

- Dans le cadre d'une adoption ( impossible pour un couple mais légalement autorisé pour un célibataire )

Un célibataire peut adopter sans discrimination sur sa sexualité mais en pratique il est conseillé de taire son homosexualité. (hypocrisie dénoncée par de nombreux politiques)
Le bien de l'enfant est le plus important et c'est pour cette raison que les conditions d'adoptions demandées par la DASS sont aussi draconiennes mais la sexualité ne peut et ne doit être un critère discriminatoire. La France ayant ratifié le traité d&acute ; Amsterdam, qui, dans son article 13, condamne toute discrimination en raison de “ l´orientation sexuelle ” se rend hors la loi par de telles pratiques.
> Situation comparable à une adoption dans un couple hétérosexuel classique et ou l'enfant ne connaît pas toujours ses vrais parents biologiques. L'enfant apprendra souvent plus tôt son adoption dans le cas d'une famille homo-parentale, ce qui est beaucoup moins traumatisant.

Les familles homo-parentales existent déjà en France, l'adoption est possible au Danemark, en Hollande, dans certains états américains et en Suède*. Le plus gros danger est la réaction de la société face à ces différences mais les peurs et rejets pourront êtres désamorcés par une bonne information.
La famille homo-parentale n'est pas la vision idéalisée de la famille mais existe t'elle vraiment à une époque ou la diversité des familles n'a jamais été aussi importante ?
L'important n'est pas de savoir si c'est une bonne façon de concevoir la famille, c'est que les enfants soient heureux et les études le démontrent depuis plus de dix ans, ils le sont.

*Seule l'adoption de l'enfant de son/sa conjoint(te) est possible en Suède
# Posté le samedi 19 février 2005 12:20
Modifié le lundi 21 février 2005 16:15